Votre santé sous haute surveillance

L'ISP se bat pour garantir à chacun une santé de qualité. Pour y parvenir, nos équipes s’intéressent à l’état de santé réel du citoyen et à son évolution au fil du temps.

Il faut connaitre l’état de santé du citoyen et identifier ses besoins actuels pour pouvoir y répondre efficacement

Cela est rendu possible grâce à des enquêtes de terrain que l'ISP organise à l’échelle nationale. Ces enquêtes donnent des indications précises sur la santé du citoyen, sur sa consommation de médicaments, ses habitudes alimentaires ou encore sur son bien-être en général.

Améliorer la santé de la population passe aussi par l’identification et le suivi des maladies qui la touchent.

Notre attention se porte tout particulièrement sur les maladies infectieuses, encore très présentes en Belgique et dans le monde (sida, grippe, tuberculose, salmonellose…)

Dans cette optique, notre Institut coordonne un vaste réseau de laboratoires, centres et plateformes qui surveillent les maladies en circulation. Ce réseau apporte des informations claires et fiables sur les maladies, leurs causes, leur incidence dans la population ainsi que sur les pathogènes émergents (c’est-à-dire les ‘nouveaux’ agents, comme les bactéries, les germes, etc., qui provoquent les maladies).

C’est sur la base de ces informations que l'ISP formule des avis à l’attention des Autorités belges, qui peuvent dès lors orienter leurs actions et leur politique en fonction des besoins réels des citoyens.

QUELQUES EXEMPLES DE NOS ACTIONS

L'état de santé de la population : comment la santé des Belges se porte-t-elle ?

Si les maladies sont observées de près ; l’état de santé et les habitudes des Belges bénéficient également d’une attention toute particulière. Les Belges ont-ils une alimentation saine ? Vivent-ils plus longtemps en bonne santé que leurs voisins européens ? Quelle est leur consommation d’alcool ou de tabac ? Les Flamands se sentent-ils en meilleure santé que les Wallons ? Les femmes sont-elles davantage confrontées à la dépression ? Les Belges consomment-ils beaucoup de médicaments ?

Les Autorités doivent connaitre l’état de santé et, plus généralement, les habitudes de vie et de consommation des citoyens pour évaluer si les mesures politiques actuellement en place répondent bien à leurs besoins réels en matière de santé. Un programme de l'ISP étudie notamment l’espérance de vie en bonne santé en Belgique. Les derniers résultats de cette étude (2012) ont ainsi révélé que l'espérance de vie en bonne santé à la naissance en Belgique était supérieure de 2,7 ans à la moyenne européenne pour les hommes et de 1,7 an pour les femmes. La Belgique se situe ainsi parmi les 10 premiers pays de l'Union européenne. Avec ses partenaires, l'ISP mène également des enquêtes de terrain pour interroger les citoyens sur leurs habitudes alimentaires, de vie, de consommation médicale, leur état de santé et sur un certain nombre de paramètres socio-économiques. La dernière enquête nationale de santé (2008) a notamment mis en lumière que:

  • 47% de la population adulte présente un excès de poids
  • 14% souffre réellement d’obésité
  • le nombre de fumeurs est passé de 30% en 1997 à 25% en 2008 ou encore
  • en moyenne, un ménage consacre 7% de son revenu mensuel aux soins de santé.

Les maladies à la loupe : une surveillance microbiologique et épidémiologique pour prévenir les épidémies

Une grande partie des activités de surveillance de l'ISP concerne la surveillance des maladies infectieuses. Chaque année, les maladies infectieuses sont responsables de 17 millions de décès dans le monde. Parmi elles, les maladies respiratoires (grippe, pneumonie, bronchiolite,…), le SIDA, les maladies diarrhéiques, la tuberculose, le paludisme ou encore la rougeole sont les maladies qui causent le plus de décès à l’échelle mondiale. Elles représentent un enjeu de santé publique pour lequel il est important de continuer à s’investir. L'ISP assure une surveillance globale et continue des maladies infectieuses en Belgique grâce à des activités complémentaires : 

  • l’expertise microbiologique et
  • la surveillance épidémiologique

Au sein de l’Institut, ces activités portent, d’une part, sur les maladies infectieuses transmissibles de personne à personne (comme la grippe) et, d’autre part, sur les maladies infectieuses liées à l’alimentation (comme la salmonellose), aux sécrétions corporelles (comme le VIH/SIDA et les IST), à l’environnement (comme les allergies ou les zoonoses) et aux soins (infections nosocomiales, MRSA, CPE, etc.).

Analyses microbiologiques : des laboratoires et centres nationaux de référence pour prévenir les épidémies

Au sein de ses laboratoires et centres nationaux de référence – officiellement reconnus en Belgique et à l’étranger – l'ISP suit l’évolution des maladies infectieuses. Ces laboratoires et centres appuient le travail des laboratoires périphériques en analysant les échantillons que ceux-ci leur envoient. Ils consolident, à l’échelle nationale, des informations essentielles s’y rapportant : caractérisation des souches, nombre de cas, tendances, etc. La collecte de ces données vise à prévenir les épidémies émergentes et permet de lutter contre les maladies. Les laboratoires de surveillance jouent également un rôle sur le plan international car les données nationales ainsi récoltées sont ensuite communiquées à des réseaux tels que l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ces organismes utilisent ces données pour dresser une cartographie de la situation en Europe et dans le monde, ce qui permet de mesurer l’évolution des risques et de surveiller toute propagation à une échelle plus large.

Au total, notre Institut héberge plus de 40 centres et laboratoires nationaux de référence, principalement subsidiés par l'Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité (INAMI) et l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaine Alimentaire (AFSCA).

Surveillance épidémiologique : identification des risques et prévention

L’épidémiologie étudie la fréquence et la répartition des problèmes de santé dans le temps et dans l’espace, pour une population donnée. La surveillance épidémiologique menée à l'ISP vise donc à analyser les données observées, non plus sous l’aspect microbiologique, mais du point de vue de l’humain et de l’impact de ces données sur sa santé. Ces informations sont collectées grâce aux très nombreux outils de surveillance dont dispose l'ISP. Nous nous appuyons notamment sur un système d’enregistrement des maladies infectieuses dites « à déclaration obligatoire » mis en place pour les maladies pouvant présenter des complications sévères, ayant un haut potentiel épidémique (coqueluche, méningo, hépatite A, oreillons, rougeole, rubéole, entre autres) ou ne disposant pas encore de moyen thérapeutique. Nous bénéficions également de la précieuse collaboration du réseau sentinelle des cliniciens ou « Médecins vigies ». Ceux-ci nous rapportent, via des formulaires hebdomadaires, l’incidence des maladies infectieuses chez leurs patients. Cela permet par exemple à nos chercheurs d’estimer le nombre de personnes touchées par la grippe, le SIDA ou le zona au sein de la population. Nous sommes également responsables de réseaux tels que le réseau Pedisurv pour suivre les maladies pédiatriques figurant dans le calendrier vaccinal ou encore le réseau des Neurologues pour prévenir la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. L'ISP coordonne également des registres visant à fournir une information structurée, vérifiée et actualisée aux citoyens et aux spécialistes. Parmi celles-ci :

 

Allergie au pollen Diabète Infections Sexuellement Transmissibles (IST) Résistance aux antibiotiques Diphtérie Maladie de Lyme Méningite Tuberculose Poliomyélite Hépatites Grippe Rage Virus Respiratoire Syncytial (VRS) Maladies rares Obésité Salmonellose

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